Les tissus matelassés, je les adore. Dès qu'un jersey matelassé sort j'ai envie de l'acheter mais finalement il y en a assez peu dans les différentes boutiques ou alors ils finissent pas tous se ressembler. Du coup, j'ai eu envie de me lancer dans le matelassage de tissu. Ainsi, plus de souci, il me ressemblera et correspondra parfaitement à mes envies. Ce qui est top avec le matelassage c'est que l'on peut utiliser cette technique pour les vêtements, veste, empiècements... mais aussi les accessoires comme les pochettes et sacs. C'est aussi l'allié parfait pour les accessoires pour enfant, couverture, gigoteuse...  cousettecherie-diy-matelassage4

QU'EST-CE QUE LE MATELLASSAGE ?


Il existe plusieurs techniques dites de "matelassage" mais toutes ont pour objectif de donner du relief à un tissu tout en réalisant un motif. Bien que ces techniques soient voisines et semblent similaires, la manière de procéder est différente et donne un résultat différent.

Le matelassage ou quilting consiste à assembler trois épaisseurs de tissus (tissu-rembourrage-tissu) puis à dessiner des motifs grâces à des surpiqures réalisées soit d'après un tracé géométrique soit en piqué libre ou avec un transfert de dessin. Cette technique peut aussi être associée à celle du patchwork. Cette technique est aussi utilisé pour réaliser des capitonnages om les épaisseurs sont maintenues par des points isolés.

Le boutis est une technique très ancienne qui consiste également à créer des motifs en relief mais cette fois on vient rembourrer seulement certaines parties. On a donc deux toiles auxquelles on ajoute du rembourrage au fur et à mesure pour obtenir le dessin voulu.  

COMMENT PROCEDE T-ON ?


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  1. On choisit un tissu pour l'extérieur, un tissu pour l'intérieur et on achète du rembourrage. Vous verrez, il existe plusieurs épaisseurs de rembourrage. On le choisi en fonction de son projet mais de manière générale je vous conseille le médium. De même, il existe aujourd'hui des molleton thermocollant, cela évite que celui-ci ne bouge pour les projets avec peu de surpiqure.
  2. Sur un des tissus, on vient tracer les formes ou dessiner le motif que l'on souhaite obtenir. Pour cela, j'utilise un feutre qui s'efface à la chaleur. Le trait est plus fin et s'efface moins d'avec une craie tailleur.
  3. Pour mon projet du jour (une pochette enveloppe, j'ai choisi de réaliser un quadrillage. Pour cela, j'ai coupé un rectangle de 21x48cm dans chacun de mes trois éléments. Ensuite, sur chaque côté, j'ai marqué tous les 5cm pour pouvoir les relier les uns aux autres/
  4. Une fois vos traits tracés, on vient fixer chaque partie de quadrillage avec des épingles. On veille à bien les positionner perpendiculairement au sens de couture.
  5. Ensuite, on vient surpiquer à la machine à coudre. Pas besoin de changer de pied presseur. Une fois cette étape terminée vous voilà avec votre matelassage que vous pourrez utiliser selon votre projet.
  6. Pour terminer la pochette enveloppe, j'ai coupé une pointe de sorte à ce qu'elle ait une hauteur de 10 cm. Ensuite, j'ai posé un biais tout autour de mon matelassage. Enfin, j'ai rabattu sur 15 cm la partie à l'opposé de la pointe, que je suis venue maintenir par deux piqures de chaque côté. Un bouton pression pour refermer et le tour est joué !
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LES QUESTIONS QUE L'ON SE POSE


  • Est-ce que le fait de matelasser fait rétrécir le tissu coupé ? Pour ma part, je ne l'ai pas constaté. Peut-être du fait que mon motif de soit pas trop resserrer. Je vous ferais un retour lors d'une prochaine tentative.
  • Est-ce long ? Oui c'est long à réaliser mais le résultat peut vraiment en valoir le coup.
  • Peux-ton utiliser tous les types de tissus ? Il me semble que oui tant que les tissus du dessous et du dessus ont la même tenue et rigidité.
cousettecherie-diy-matelassage4 cousettecherie-diy-matelassage4   Je pense vous présenter des motifs de matelassage, dites-moi si cela vous tente ^^ signature-cousette-cherie

Ah la surjeteuse, suis-je la seule à m'en faire tout un monde ?

Il y a encore peu de temps, lorsque l'on prononçait son nom, j'avais tout de suite ce sentiment que cela allait être trop compliqué. Du coup, j'ai toujours hésité à franchir le pas, trop peur de vite lâcher l'affaire et donc d'investir pour une machine qui resterait dans un coin. D'autant plus, qu'en achetant ma nouvelle machine à coudre il y a deux ans, une Pfaff expression 3.5, j'ai découvert qu'il était possible d'avoir un point surjet quasi identique à une surjeteuse. Du coup, j'ai choisi la solution de facilité pendant pas mal de temps.

Enfin, ça c'était avant que Pfaff ne me propose de découvrir sa surjeteuse Hobbylock 2.5. Même si cette machine n'était pas ma priorité, c'est tout de même sur ce modèle que je louchais depuis pas mal de temps. C'était donc pour moi l'occasion de le découvrir et de voir s'il me correspondait vraiment. Enfin, il s'agissait surtout de voir si j'allais être capable de m'en sortir ^^

Aller je vous raconte tout sur comment devenir complice de sa surjeteuse ^^

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A QUOI SERT UNE SURJETEUSE ?


 

À avoir des finitions du tonnerre mais pas que. Sa fonction principale est de surfiler les bords de couture de nos créations comme pour les vêtements du commerce. Bref, on a des réalisations faites mains mais avec des finitions professionnelles qui ne s'effilochent pas. Bon ok, vous allez me dire un point zig-zag ou de surjet à la machine à coudre peut suffire. Mais comment vous dire, c'est long !! Avec la surjeteuse, en un rien de temps vos côtés sont surfilé. Du coup, j'ai le sentiment de m'enlever une corvée.

Autre truc top, elle résout tous les soucis liés aux tissus extensibles, en un rien de temps on coud et surfile le jersey pour avoir un tee-shirt au top. Mais elle ne s'occupe pas que de cette matière, les tissus Malhia Kent, justes sublimes mais qui s'effilochent énormément, sont eux aussi domptés.

 

COMMENT CA MARCHE ?


 

C'est l'étape que l'on doit toutes plus ou moins appréhender, enfin moi je n'étais pas à l'aise en m'asseyant devant elle ^^ Idéalement, les surjeteuses cousent à 3 ou 4 fils mais certaines peuvent aller jusque 5 (bon elles sont forcément plus chères ^^) mais pour certains points, on peut aussi utiliser que 2 fils.

 

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Bref, tout ça pour dire qu'avec plusieurs fils, forcément l'enfilage devient beaucoup plus compliqué que sur une machine à coudre. Avec la 2.5, le souci est assez vite résolu. Déjà, un code couleur existe pour nous guider pour chaque fil, mais un petit schéma est collé sur l'intérieur du capot de protection. Comme ça, il est juste en dessous de nos yeux et on peut s'y référer à chaque instant. Et si par hasard on galère quand même (ce qui a était mon cas ^^) un dvd est mis à notre disposition et nous montre de manière plus détaillée l'enfilage de la surjeteuse. Et puis, avec la fine et longue pince fournie, j'ai l'impression assez marrante de devenir le chirurgien de la couture ^^

L'autre point qui me faisait peur, c'est le réglage de la tension du fil. A ces débuts avec sa surjeteuse, Julie m'avait fait part des difficultés à régler correctement la tension pour que les finitions soient nickel. J'avais pu voir ces remarques chez d'autre couturières également. Mais ma surprise en découvrant la hobbylock 2.5 fut de constater qu'il existait un bouton magique, le bouton ATD ! Avec lui, plus besoin de penser à la tension du fil, il règle la tension en fonction du point que l'on choisit. J'étais déjà sous le charme de cette fonction sur ma machine à coudre mais là je trouve qu'elle a vraiment sa place. Après, on peut être amené à ajuster la tension du point selon le tissu que l'on choisit. Mais pour moi, il est plus simple de partir d'une base juste, puis de l'ajuster plutôt que de partir de zéro et de devoir tatillonner.

 

LES PLUS !


 
  • Le professionnalisme des finitions sur tout type de tissu
  • La rapidité pour surfiler (un tee-shirt en moins d'1h c'est cool ^^)
  • Le bouton de tension automatique (ATD) qui résout tous les soucis tout en laissant une liberté en fonction des tissus que l'on coud
  • Les 15 points qui permettent de surfiler tout type de tissu mais aussi de varier les finitions. Mine de rien, on en fait des choses avec une surjeteuse, notamment des jolis foulard avec l'ourlet roulotté.

LES MOINS !


 
  • Son coût : une surjeteuse, c'est un investissement. Si on veut éviter de galérer avec l'enfilage et surtout la tension, je pense qu'il vaut mieux éviter les premiers prix, sans pour autant aller dans le haut de gamme.
  • La place : et oui, elle prend un peu de place surtout pour mon petit atelier de couturière, dans mon petit appartement parisien. En fait, c'est l'appartement qu'il faut changer, par la machine ^^
J'espère vous avoir un peu aidé avec ma découverte de la surjeteuse. En tout cas, je suis satisfaite et convaincue ^^ Très vite je vous dévoile mes projets à réaliser avec la surjeteuse et ainsi découvrir toutes ses fonctions ;) signature-cousette-cherie