Cette semaine va marquer la fin de l’été sur le blog pour laisser place dès la semaine prochaine à la rentrée et le retour du Working Girl Project.

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une pièces que je n’ai pas l’habitude de coudre. Tout simplement, car il est encore trop facile pour moi d’aller dans le commerce pour trouver ce que je souhaites. Cela concerne principalement la lingerie, les chaussettes ^^ et les maillots de bain.

Je m’étais lancée une première fois dans la couture de mon maillot de bain mais au fil des lavages, je me suis rendue compte que le résultat n’était pas à la hauteur. Pas la bonne coupe, pas de jolies finitions… Du coup, je n’ai pas eu envie de me lancer à nouveau dans l’aventure, préférant m’approvisionner dans le commerce.

Sauf, qu’un point est très vite revenue sur le devant, le budget pour avoir le maillot de bain de ses rêves. En ce qui me concerne, celui qui me faisait de l’oeil avoisinait les 200 euros. Et ce n’est vraiment pas mon genre de mettre autant dans un maillot.

C’est à ce moment là que Popeline et Linon a sorti le patron de son body Zazy. C’est un body cache-coeur, avec une forme blousante et une culotte taille haute pile ce que je recherchais pour le maillot de bain de mes rêves. Le hic, c’est un body avec un dos fermé et avec des manches, il fallait donc le modifier. Après plusieurs échanges avec la créatrice de la marque, nous avons convenu d’une version finale, ne nécessitant pas de modélisme trop complexe pour rester accessible aux plus grand nombre de couturière.

 

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CHOISIR SON MATÉRIEL POUR UN MAILLOT DE BAIN


 

Il est de plus en plus facile de trouver les accessoires nécessaire à la confection d’un maillot de bain, ce qui n’était pas encore le cas au moment de ma première tentative.

De manière générale, il vous faudra un tissu maillot de bain ou un jersey pouvant sécher rapidement, ainsi que de la laminette. Il s’agit d’un élastique transparent qui est résistant à l’eau et au chlore.

Un fil mousse est également conseillé pour coudre les tissus extensibles. Mais mon fil polyester de surjeteuse a très bien fait l’affaire.

Si votre tissu est légèrement transparent ou de couleur claire, il existe des doublures spéciales pour maillots de bain. Il serait dommage d’être quasiment nue en sortant de l’eau ^^

Voici ma petite sélection 😉 :

les tissus

  1. Laminette ou élastique transparent – Mercerie Rascol
  2. Tissu maillot de bain bordeaux – Mercerie Rascol
  3. Tissu maillot de bain marinière – Pretty Mercerie
  4. Tissu doublure de maillot de bain écru – Pretty Mercerie
  5. Tissu maillot de bain rose poudré lurex argent – Pretty mercerie
  6. Tissu maillot de bain bleu marine – Les Coupons de Saint Pierre

 

TRANSFORMER LE BOBY ZAZY EN MAILLOT DE BAIN


 

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De manière générale, le montage de Zazy version maillot de bain reste identique au montage de la version body. Il va falloir simplement modifier :

  • La hauteur de la couture du fond de la culotte : pour le body, elle vient sur le devant alors que pour le maillot cela sera plus joli si la couture est plus vers l’arrière
  • La hauteur du dos : pour bronzer, mieux vaut avoir le dos dégagé. En soi, toutes les hauteurs sont possibles mais je vous conseille tout de même que le dos n’ailles pas au delà du milieu pour que cela soit plus flatteur.
  • La jonction de la ligne d’épaule : vu que l’on vient modifier le dos, il va falloir maintenir le devant. Pour cela, on vient ajouter les bretelles dans le dos, qui seront assemblées au devant.
  • La ligne d’emmanchure du devant : vu que le dos va être plus bas, l’emmanchure va être modifiée également car elle ne viendra plus recevoir de manches.

 

INFORMATIONS PRÉALABLES :

  • J’ai cousu ma version en taille 38
  • Mon tissu étant clair, il était conseillé de le doubler. Si vous ne le doublez pas, il faudra créer de petits ourlets pour la pièce devant au niveau des parties qui se croisent.
  • J’ai entièrement cousu mon maillot à la surjeteuse sauf pour poser les élastiques transparents. Pour celles qui n’ont pas de surjeteuse, il vous faudra utiliser le point zigzag de votre mac.

 

ÉTAPE 1 : Modifier le patron papier

Pour réaliser la version maillot de bain, il faut imprimer les pièces dos, devant, culotte devant et culotte dos.

  • La culotte devant : Ajouter 6 cm à la partie entre-jambe
  • La culotte dos : Retirer 6 cm à la partie entre-jambe
  • Le dos : Cette pièce commence juste au dessus de votre chute de rein, mesurez la hauteur que vous souhaitez sachant qu’elle ne doit pas aller au delà de votre milieu dos. Cette pièce est prévue avec un fronçage sur le bas. Pour limiter le volume, retirez 3 bons centimètres de chaque côté sur la partie haute de la pièce dos.
  • Le devant : Sachant que le patron initial est proposé avec des manches, il fallait venir retravailler l’emmanchure. Pour cela, il faut : 1) venir reporter la hauteur choisi pour la pièce sur dos sur la partie du devant. Au niveau où le devant sera cousu avec le dos. 2) Se placer au milieu de l’emmanchure et venir tracer une ligne entre ce point et le point marquant la hauteur du dos. 3) Couper le long de cette ligne.

ETAPE 2 : Créer la bretelle

L’idée pour dégager le dos est d’ajouter des bretelles qui vont venir s’assembler au devant puis être cousu à la pièce du dos.

Pour cela, vous devez déjà couper et coudre les bretelles. Celles-ci doivent faire entre 3 et 4 centimètres de large. Ainsi, vous devez couper des bandes entre 5 et 6 centimètres pour avoir les marges de couture et d’une longueur de 40 cm.  Vos bretelles risquent d’être trop longue mais l’idée est que chacune puisse venir ajuster ses bretelles en fonction de sa carrure.

Pour créer la jonction bretelle/devant, vous devez :

 

  1. Vous devez diviser en 3 la pièce devant au niveau de la ligne d’épaule
  2. Venez positionner votre bretelle au milieu et sur l’endroit de votre devant (je vous conseille de venir piquer à 0,5cm afin de maintenir la bretelle pour les prochaines étapes)
  3. Venez rabattre le côté encolure au dessus de la bretelle
  4. Venez rabattre le côté emmanchure au dessus du côté encolure
  5. Piquez à la surjeteuse

ETAPE 3 : Coudre le maillot

Comme je vous le disais un peu plus haut, les étapes de montages correspondent à celles pour le body. A la seule différence que vous êtes venues retravailler le dos et ajouter des bretelles.

Pour vous assurer un bon maintien, vous devrez venir coudre un élastique transparent sur votre nouvelle pièce dos. Cela permettra de resserrer un peu plus la partie haute de votre dos. Idem, il vous faudra les coudre au niveau des entre-jambes. Petit conseil : évitez de trop tirer sur l’élastique sinon, il sera trop serré sur vous.

Vos bretelles seront sûrement trop longue par rapport à ce dont vous aurez besoin. Cela est fait exprès afin que vous puissiez les ajuster en fonction de votre taille, de votre carrure afin d’être le plus confortable possible. Vous pouvez venir les fixer de différentes manières, soit comme moi vers le milieu, soit droit, soit croisée.

 

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Bien que l’été est passé et que certaines ont déjà profitez des joies de la plage, je suis certaine qu’il y a des personnes qui comme moi prennent des vacances à toutes périodes de l’année ^^

Mon maillot de bain sera quant à moi sorti pour la première fois lors de nos prochaines vacances en novembre 😉

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A VOUS DE JOUER


 

 

Cette semaine, je vais vous parler d’un projet que j’avais en tête depuis quelques semaines maintenant. Une version sweat du gilet Bergen d’Anne Kerdilès Couture pour une cousette féminine, accentuée par le rose de mon sweat des Coupons de Saint Pierre.

 

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LE CHOIX DU TISSU


 

Il existe aujourd’hui une multitude de boutiques qui proposent des tissus molletonnés pour réaliser des sweats, la it-pièce depuis plusieurs saisons. Le mien, je le voulais épais et chaud pour affronter l’hiver, tout en étant girly pour lui apporter un côté fun et féminin.

Ce tissu, je l’ai trouvé chez Les Coupons de Saint Pierre qui propose une sélection de tissu sweat doublé minkee pour un côté tout doux. Il se décline en plusieurs couleurs : gris, bleu poudré, vert, bleu roi, rose fushia….

Le mien est rose poudré mais pas totalement je trouve. Le côté rose est assez présent et j’avais un peu peur de ne pas l’assumer. Au final, je suis ravie car il apporte la touche girly que je recherchais. Mais le plus important dans tout cela, c’est qu’il est vraiment chaud et à ce côté doudou que j’adore. Il ne va pas me quitter de l’hiver !

Au niveau couture, c’est un véritable plaisir. Il ne glisse pas, marque bien les plis, bref on obtient un sweat vraiment rapidemment.

 

LE PATRON BERGEN


 

Le cardigan Bergen d’Anne Kerdilès Couture avait été un coup de coeur du printemps dernier et dont ma réalisation (que vous pouvez retrouver ici) ne m’a pas quitté lors des petits frimas.

Il s’agit initialement d’un gilet aux manches raglan, avec des petits plis au niveau des épaules pour une jolie encolure mais aussi sur le bas pour un joli volume. De mon côté, l’idée d’une version sweat de ce modèle est rapidement apparue mais j’attendais des températures plus fraiches pour me lancer. Pour moi, les détails de Bergen allaient apporter la touche féminine qui peut manquer à cette pièce sportwear. Par contre, le combo manches raglans et plis apportent du volume et créer une carrure. Du coup, si vous avez tendance à avoir les épaules larges, mieux vaut éviter le modèle.

Ma version a été réalisée en taille 38 et j’ai rallongé les manches de 3 cm et le buste de 4cm.

 

Le matériel nécessaire pour un sweat :

  • 1m60 de tissu pour 1m40 de laize
  • Du thermocollant pour la parementure

Les techniques utilisées  :

  • Les manches raglans
  • Les plis
  • La couture d’un tissu extensible

 

Que soit en version gilet ou sweat, je pense que Bergen est accessible même si le cardigan demande un peu plus de connaissances en couture. Le sweat est vraiment simple à coudre car elle ne demande pas de grandes techniques de couture et permet aux débutantes d’obtenir une jolie pièce rapidement.

Je vous rappelle quelques bases pour coudre un tissu extensible. Si vous avez une surjeteuse, il vous est possible de coudre et surjeter en même temps. Si vous avez une machine à coudre, vous pouvez utiliser le point spécial pour tissus extensibles et qui fait des zigzags comme des petits éclairs. En ce qui me concerne, je couds au point extensible avec ma machine puis je surjette, cela me donne l’impression que la couture est plus solide.

 

Comment obtenir un sweat ?

 

La version sweat vient simplifier le patron Bergen car elle vient retirer certains éléments comme les empiècements du bas, la pose des boutons pression. Il s’agit de venir refermer la pièce de devant et de remplacer les empiècements du bas par une simple bande.

Les modifications sur le patron papier :

  1. Prendre votre pièce de parementure devant. Il faut retirer la bande de parementure qui devait permettre de créer la boutonnière. Pour cela, vous devez séparer la bande de la partie destinée au col. Prenez votre pièce et venez couper dans le sens de la longueur en veillant à conserver la même largeur de bande. Cela vous permet d’obtenir votre pièce de parementure pour l’encolure devant.
  2. Prendre votre pièce devant. Il faut retirer la largeur de la bande de parementure coupée à l’étape 1. Pour cela, venez placer votre bande sur le milien de votre pièce devant puis découpez.
  3. Toujours sur votre pièce devant. Le bas est légèrement arrondis, il faut donc venir égaliser et le rendre plus droit. Pour cela, découpez l’excédent puis vous rajouterez 3cm en plus de votre ourlet car la pièce devient plus courte que celle de dos.

Au moment de couper votre tissu, positionnez votre pièce devant et votre parementure d’encolure au pli du tissu pour obtenir qu’une seule pièce de chaque.

Ensuite, suivez les étapes comme pour le montage du cardigan pour les manches et l’assemble dos et devant.

 

J’espère que mon petit tuto vous aura plu et n’hésitez pas à me poser toutes les questions pour vous aider ^^

 

Très belle fin de semaine à toutes !

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A VOUS DE JOUER


 

 

 

Je vous avez dit que l’été était fini mais avec la grisaille de ces derniers jours, j’ai eu envie de faire revenir le soleil de partager un petit top que je m’étais cousu avant de partir en vacances.

Ce top est en réalité une robe, Lillan de chez Nanöo que l’on a beaucoup apperçu ces derniers mois. De mon côté, j’ai eu envie d’un petit haut portable en été mais aussi à l’automne sous un gilet moelleux.

Aujourd’hui, je vous propose de vous dévoiler comment vous pouvez adapter ce patron de robe en blouse ^^

 

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LE CHOIX DU TISSU


 

Mon envie de me coudre une Lillan version top m’est venue juste avant de partir en vacances. Du coup, j’ai dû piocher dans mon stock de tissus, n’ayant pas le temps de faire les boutiques. Finalement, ce lin des Coupons de Saint Pierre m’est apparu comme une évidence. A la fois matière par excellence de l’été, son côté un peu épais convient parfaitement à des températures plus fraiches.

Le lin est une matière naturelle que j’aime beaucoup, notamment avec son tissage qui lui donne son côté chiné. La seule chose qui me gêne c’est que cette matière se froisse beaucoup. Sachant mon désamour du repassage, cela peut poser souci ^^

Le tissu est facile à coudre car il ne glisse pas et marque plutôt bien pour réaliser la patte de boutonnage. Son côté un peu épais rend la réalisation des fronces un peu délicate mais en prenant son temps, on s’en sort très bien.

Mon lin beige clair n’est plus disponible, mais vous pouvez le trouver en gris clair tout aussi joli.

 

LE PATRON LILLAN


 

Les robes Lillan et Idoia de Nanöo ont été les pièces phare de cet été dans notre univers de la couture. Nanöo a envahi les réseaux sociaux en un rien de temps, hissant ses robes au rang de it-pièce. Les nombreuses versions ont toutes été plus jolies les unes que les autres, réinterprétant de multiples manières les modèles. Il faut dire que les possibilités d’interprétations sont infinies.

C’est grâce à Instagram que j’ai peu découvrir l’univers doux et frais de Cristina. Les coupes sont simples mais toujours avec de jolis détails. La créatrice nous propose sur sa boutique en ligne ses patrons fillettes et femmes, soit en pdf, soit en pochette, mais aussi des kits tout en main pour coudre sa création. Pour les non couturières, pas de panique, vous pouvez aussi succomber à la tentation Nanöo grâce à une partie vêtements finis.

De mon côté, j’ai craqué pour Lillan. Sa coupe est droite avec un bas froncé ou resserré à la taille grâce à un élastique. Son devant fait toute la différence avec sa boutonnière décalée. Vous l’aurez compris, Lillan est simple à réaliser et confortable à porter, tout en restant chic et féminine. A la base parfaite petite robe d’été, Cristina a répondu à nos envies en lui donnant des manches longues pour qu’elle nous accompagne cet hiver également. Ainsi, pour celles ayant déjà le patron « été », vous pouvez télécharger les manches seules sur le site de Nanöo. C’est d’ailleurs dans une version manches longues que je compte réaliser ma première version robe ^^Et oui, car ce n’est pas une robe que j’ai cousu cet été mais un top à basque gardant la partie haute.

 

Le matériel nécessaire pour une blouse :

  • 1m50 de tissu pour 1m40 de laize
  • Du biais pour l’encolure et les emmanchures
  • 50cm de bande de dentelle (ou passepoil selon vos envies)
  • 5 boutons si vous choisissez cette option

Les techniques utilisées pour la blouse :

  • Les pattes de boutonnages
  • L’insertion d’une bande de dentelle
  • La pose du biais
  • Les fronces

 

Comme je vous le disais, Lillan est une robe très simple à coudre et il en va de même pour la version top. Alors, les couturières débutantes n’hésitez pas à vous lancer !!! Le livret d’explication est vraiment très bien fait, avec des explications claires et illustrées de schémas.

On commence donc par le haut (pour la robe et le top). Pour cela, on forme les pattes de boutonnage et on réalise les boutonnières si on choisi de poser des boutons. On coud ensemble les épaules et les côtés. Ensuite, on s’attaque au bas en montant les poches puis en assemblant les côtés. Deux option s’offre ensuite à nous, soit on fronce légèrement, soit on pose un élastique pour marquer un peu plus la taille. Dans le cas numéro un, on vient passer un fil de fronce et les former avant d’assembler le haut avec le bas. Dans le cas numéro deux, on assemble le haut avec le bas puis on vient coudre une bande tout autour de la couture avant d’y glisser un élastique. Dans les deux cas, assemblez vos pattes de boutonnage ensemble sur le bas grâce à quelques points de couture afin d’éviter qu’elles ne bougent au moment d’assembler le haut et le bas.

En ce qui me concerne, j’ai réalisé Lillan en taille 38. Ainsi, elle n’est ni trop large ni trop serrée. Je suis venue glisser une bande de dentelle entre les deux pattes de boutonnage. En effet, j’ai choisi de réaliser des pattes fictives. C’est à dire que je suis venue coudre les deux pattes l’une avec l’autre par deux lignes de couture. Je voulais mettre des petits boutons sans réaliser de boutonnière mais finalement, je n’ai pas réussi à en trouver qui me plaisaient.

Comment obtenir un top ?

 

La transformation de Lillan en top est vraiment simple. Pour cela, vous devez :

  1. Monter la partie haute comme indiqué dans le livret d’explication.
  2. Coupez deux bandes de tissus de 22 cm de largeur pour 85 cm de longueur (ces dimensions tiennent compte des marges de couture de 1cm et de 3cm pour l’ourlet). Au delà d’une taille 40, n’hésitez pas à allonger un peu plus les bandes pour garder un peu de fronces.
  3. Assembler les bandes de tissus ensembles, endroit contre endroit, par les petits côtés.
  4. Monter votre fil de fronces et former les fronces.
  5. Coudre le haut et la basque, endroit contre endroit, en veillant à bien répartir les fronces.
  6. Finir avec l’ourlet sur le bas de la basque.

 

Et voilà, vous pouvez vous aussi réaliser votre Lillan en top ^^ Allez-vous succomber ?

 

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A VOUS DE JOUER


 

 

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Quel plaisir de vous retrouver aujourd’hui et de partager avec vous une cousette qui me tenait vraiment à coeur ! La combinaison Maya de Super Bison est sortie la semaine dernière et j’ai eu la chance de pouvoir la découvrir en avant-première. Mais vous me connaissez, les combi, c’est vraiment pas mon truc… C’est donc, une version blouse que je vous propose, en crêpe imprimé de chez Les Coupons de Saint Pierre, et je vous dévoile tous les secrets pour modifier le parton ^^

 

LE CHOIX DU TISSU


 

N’habitant pas très loin de Montmartre et de ses fameuses boutiques de tissus, j’ai régulièrement la possibilité de m’y rendre lorsqu’il me manque quelque chose. Les Coupons de Saint Pierre sont un passage obligatoire et il est assez rare que je reparte sans un coupon. C’est ce qui s’est passé il y a quelques semaines maintenant, lorsque j’ai déniché ce crêpe bleu marine à l’imprimé trèfles. En le voyant, je savais qu’il m’était impossible de le laisser passer ^^

Ce qui est bien avec les coupons de 3 mètres, c’est que l’on peut facilement y glisser deux projets coutures différents. Pour le coup, j’imaginais très bien une blouse/chemise et une robe avec ce joli imprimé. Épais, fluide et vaporeux, ce crêpe se prête parfaitement à ce type de cousettes. C’est donc avec la blouse que j’ai débuté et, en ce qui me concerne, j’adore le rendu ! Une blouse facile à porter, à l’imprimé discret mais mignon, et au super tombé, bref tout ce que j’aime. Je dois vous avouer qu’elle ne me quitte plus, je l’ai déjà portée et lavée plusieurs fois, le tissu ne bouge pas et ne me tient pas chaud.

Le seul inconvénient que j’ai pu rencontrer est dans l’effilochage du tissu. Je ne vous raconte pas, mais il y avais plein de petits fils chez moi. Tellement, que j’ai du passer l’aspirateur une fois au milieu de la réalisation et une fois à la fin. Mais bon, il s’agit de quelques minutes de plus pour une blouse que j’adore !!

Il me reste assez de tissu pour une robe, avez-vous une idée en tête ?

 

 

LA PATRON MAYA


Comme vous le savez, je ne suis pas une fan de combinaison… Je ne trouve pas cela particulièrement flatteur sur ma silhouette et surtout je ne vois pas comment je pourrais en porter et à quelles occasions. Cependant, j’ai toujours un gros coup de coeur pour les hauts de combinaison, souvent très travaillé et avec des détails qui me font tilte ^^ J’avais déjà connu cette sensation avec la combinaison Honorine du Laboratoire Familial que j’avais transformé en blouse (vous pouvez la redécouvrir ici). Lorsque Sophie, la créatrice de Super Bison, m’a proposé de découvrir son prochain patron, la combinaison Maya, c’est exactement la même chose qui s’est produit.

Super Bison est une marque que j’aime beaucoup pour deux choses : sa boutique de tissu avec sa superbe sélection de jersey et molleton, et ses patrons femmes aux formes douces et féminines. La marque avait débuté avec les patrons enfants, puis est venue élargir sa gamme avec des versions femmes de certains modèles. J’avais eu le plaisir de réaliser le gilet Adèle ainsi que la jupe Nina. Ces pièces ont parfaitement intégrés mon dressing aujourd’hui.

La combinaison Maya est le premier patron qui ne possède pas sa déclinaison pour les enfants et qui est entièrement dédié à la femme. Il s’agit d’une version pantalon, ceinturée à la taille (plutôt entre la taille et les hanche ^^), avec un haut à volant et patte de boutonnage. Un esprit chemisier qui m’a tout de suite plu. Je me suis donc dit : « Si la combinaison n’est pas faite pour toi, la blouse l’est totalement » ^^.

La combinaison est réalisable avec ou sans manches et selon le type de tissu, vous obtiendrez une version à l’esprit totalement différent. En crêpe, elle sera résolument chic et en chambray plus casual. Dans tous les cas, choisissez un tissu épais mais fluide afin qu’il soit facile à travailler et vous permettent d’obtenir de jolis volants tout en ayant de la tenue pour la partie pantalon.

Le matériel nécessaire pour une blouse :

  • 1m50 de tissu pour 1m40 de laize
  • 7 boutons de 10 ou 12mm
  • Du biais pour l’encolure
  • De l’entoilage thermocollant pour la patte de boutonnage

Les techniques utilisées pour la blouse :

  • Le pli plat
  • Les volants
  • La patte de boutonnage et les boutonnières
  • La pose du biais
  • Le montage des manches

 

Bien qu’en ne réalisant que la partie supérieure de la combinaison, le nombre de techniques utilisées reste assez élevé, qui nécessitent de bonnes bases.. Ainsi, je penses que ce projet convient surtout à des couturières avancées.

 

Comment allonger le buste d’un patron ?

Parfois, il est peut être nécessaire d’ajuster un patron sur sa hauteur pour tout simplement le faire correspondre à sa stature. C’est donc assez souvent que je réalise cette opération car les patrons sont principalement conçus pour une stature d’1m65 alors que je mesure 1m70. On retrouve de plus en plus des patrons intégrant une ligne de coupe, ainsi on sait exactement où couper pour allonger ou raccourcir le patron, notamment au niveau du buste.

Cependant, il arrive encore que des patrons ne le prévoient pas et c’est donc la que je sors ma technique de choc ^^

Pour allonger ou raccourcir un patron, je prends les différentes pièces composant mon buste puis je viens marquer la ligne de taille (la majorité des patrons intègrent cette marque). La ligne de coupe doit être situé avant la ligne de taille et après les éventuelles pinces poitrine, arrondis ou empiècements. Une fois tous ces éléments relevés, je vais venir tracer ma ligne de coupe en faisant en sorte que celle-ci soit à la même distance de la ligne de taille sur l’ensemble des pièces concernées. Ainsi, ma ligne de coupe sera en continuité sur l’ensemble des parties et je garderais l’harmonie voulu dans le patron.

Un fois la ligne de coupe réaliser, on vient découper le patron puis on positionne les deux parties sur le tissu en les écartant du nombre de centimètre voulu en plus.

Les modifications à apporter à Maya

La combinaison Maya est ceinturée juste en dessous de la taille et juste au dessus des hanches. Ainsi, pour l’adapter en blouse, il est nécessaire d’allonger le buste afin d’éviter qu’elle ne soit trop courte. Cependant, vu les détails présents sur la partie haute de la blouse, il était impossible de juste allonger par le bas. Il était donc nécessaire d’allonger le buste grâce à technique énoncée au dessus pour garder l’harmonie générale.

J’ai donc :

  1. Dessiné ma ligne de coupe sur les pièces 1, 2 et 3 du patron et qui constituent le devant
  2. Dessiné ma ligne de coupe sur les pièces 5 et 6 du patron et qui forment le dos
  3. Dessiné ma ligne de coupe sur la pièce 7 du patron et qui correspond au volant

Pour le volant, j’ai coupé au niveau de la ligne d’épaules (marquée sur le patron) et j’ai ajouté 10 cm au moment de couper mon tissu. Ma nouvelle ligne d’épaules est venu se positionner au milieu de cet ajout et cela a permis d’allonger mon volant de 5 cm dans le dos et de 5 cm sur le devant.

Pour les dos et devant, je me suis aidée des différents repères présents sur le patron car ils se trouvaient avant la taille et après les différents éléments de la partie haute. Vous trouverez sur les photos qui suivent, les mesures utilisées pour créer ma ligne. Ensuite, j’ai ajouté à chaque fois 10 cm. Je penses qu’il s’agit de la bonne longueur pour mon 1m70, si vous être plus petite, n’hésitez pas à en enlever.

Si vous avez d’autres questions sur comment allonger son buste ou besoin d’aide supplémentaire pour adapter la combinaison Maya en blouse, n’hésitez pas à m’envoyer un petit message.

Je suis assez curieuse mais suis-je la seule à préférer les combinaisons en blouse ? ^^

 

Je vous souhaite une belle semaine et une belle rentrée !

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A VOUS DE JOUER


 

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Autant j’ai réussi à me passer d’une surjeteuse durant pas mal de temps, autant aujourd’hui il me serait difficile de m’en passer. Les finitions sont parfaites, plus de petits fils qui dépassent et tout ça en un rien de temps. Mais ce qu’il faut savoir c’est qu’une surjeteuse offre plein d’autres possibilités pour laisser cours à sa créativité. S’il y a un point dont je ne pourrais plus me passer aujourd’hui, c’est le bord roulé. Celui-ci ce réalise avec seulement deux fils de la surjeteuse et permet d’avoir une jolie finition de bordure. Il est parfait pour réaliser des foulards et entre parfaitement dans la tendance du moment : les volants. Et oui, grâce à ce point, vos volants n’ont jamais été aussi bien finis et beaux ^^

C’est ce que je vous dévoile aujourd’hui, en vous proposant de réaliser une housse de coussin décorée de jolies bandes volantées.

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LE MATERIEL


  • Un surjeteuse. J’utilise ici la Hobbylock 2.5 de chez Pfaff.
  • Du tissu pour la housse de coussin
  • Du tissu pour les bandes de volant
  • Une fermeture éclair invisible
  • Une règle
  • Une craie ou feutre
  • Du fil

COMMENT PROCEDE-T-ON ?


 

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  1. Pliez votre tissu pour la housse en deux, tracez un carré aux dimensions de votre coussin en y ajoutant 3 cm (le mien fait 45×45, j’ai réalisé un carré de 48×48 cm), puis coupez.
  2. Au pli de votre tissu pour les volants, tracez puis coupez trois bandes de 5cm de large et de la longueur de votre coussin. Ainsi, vous obtenez une bande de deux fois la longueur du coussin.
  3. A l’aide de votre surjeteuse, venez roulotter chaque bord de vos trois bandes.
  4. Ensuite, programmez votre machine a coudre sur un point simple en veillant à avoir le point le plus large et la tension la plus lâche. Cela va vous permettre de froncer vos bandes. Pour plus de facilité, je réalise un point d’arrêt au départ mais pas à la fin pour pouvoir adapter la longueur du volant à la largeur de la housse.
  5. Sur un coté de housse, venez tracer des repères pour positionner vos volants, à 10cm de chaque bord puis au milieu des deux premiers repères.
  6. Après avoir ajusté vos volants, les maintenir à l’aide d’épingles, puis les coudre sur leur milieu. J’ai choisi un point droit tout simple, mais pour plus d’originalité vous pouvez également réaliser un point de broderie.
  7. Pour finir,  on vient coudre sa fermeture éclaire sur l’un des côtés puis tout le contour. Veillez à bien dégager les angles avant de retourner votre housse.

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Article réalisé en partenariat avec Pfaff

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Les tissus matelassés, je les adore. Dès qu’un jersey matelassé sort j’ai envie de l’acheter mais finalement il y en a assez peu dans les différentes boutiques ou alors ils finissent pas tous se ressembler. Du coup, j’ai eu envie de me lancer dans le matelassage de tissu. Ainsi, plus de souci, il me ressemblera et correspondra parfaitement à mes envies. Ce qui est top avec le matelassage c’est que l’on peut utiliser cette technique pour les vêtements, veste, empiècements… mais aussi les accessoires comme les pochettes et sacs. C’est aussi l’allié parfait pour les accessoires pour enfant, couverture, gigoteuse… 

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QU’EST-CE QUE LE MATELLASSAGE ?


Il existe plusieurs techniques dites de « matelassage » mais toutes ont pour objectif de donner du relief à un tissu tout en réalisant un motif. Bien que ces techniques soient voisines et semblent similaires, la manière de procéder est différente et donne un résultat différent.

Le matelassage ou quilting consiste à assembler trois épaisseurs de tissus (tissu-rembourrage-tissu) puis à dessiner des motifs grâces à des surpiqures réalisées soit d’après un tracé géométrique soit en piqué libre ou avec un transfert de dessin. Cette technique peut aussi être associée à celle du patchwork. Cette technique est aussi utilisé pour réaliser des capitonnages om les épaisseurs sont maintenues par des points isolés.

Le boutis est une technique très ancienne qui consiste également à créer des motifs en relief mais cette fois on vient rembourrer seulement certaines parties. On a donc deux toiles auxquelles on ajoute du rembourrage au fur et à mesure pour obtenir le dessin voulu.

 

COMMENT PROCEDE T-ON ?


 

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  1. On choisit un tissu pour l’extérieur, un tissu pour l’intérieur et on achète du rembourrage. Vous verrez, il existe plusieurs épaisseurs de rembourrage. On le choisi en fonction de son projet mais de manière générale je vous conseille le médium. De même, il existe aujourd’hui des molleton thermocollant, cela évite que celui-ci ne bouge pour les projets avec peu de surpiqure.
  2. Sur un des tissus, on vient tracer les formes ou dessiner le motif que l’on souhaite obtenir. Pour cela, j’utilise un feutre qui s’efface à la chaleur. Le trait est plus fin et s’efface moins d’avec une craie tailleur.
  3. Pour mon projet du jour (une pochette enveloppe, j’ai choisi de réaliser un quadrillage. Pour cela, j’ai coupé un rectangle de 21x48cm dans chacun de mes trois éléments. Ensuite, sur chaque côté, j’ai marqué tous les 5cm pour pouvoir les relier les uns aux autres/
  4. Une fois vos traits tracés, on vient fixer chaque partie de quadrillage avec des épingles. On veille à bien les positionner perpendiculairement au sens de couture.
  5. Ensuite, on vient surpiquer à la machine à coudre. Pas besoin de changer de pied presseur. Une fois cette étape terminée vous voilà avec votre matelassage que vous pourrez utiliser selon votre projet.
  6. Pour terminer la pochette enveloppe, j’ai coupé une pointe de sorte à ce qu’elle ait une hauteur de 10 cm. Ensuite, j’ai posé un biais tout autour de mon matelassage. Enfin, j’ai rabattu sur 15 cm la partie à l’opposé de la pointe, que je suis venue maintenir par deux piqures de chaque côté. Un bouton pression pour refermer et le tour est joué !

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LES QUESTIONS QUE L’ON SE POSE


  • Est-ce que le fait de matelasser fait rétrécir le tissu coupé ? Pour ma part, je ne l’ai pas constaté. Peut-être du fait que mon motif de soit pas trop resserrer. Je vous ferais un retour lors d’une prochaine tentative.
  • Est-ce long ? Oui c’est long à réaliser mais le résultat peut vraiment en valoir le coup.
  • Peux-ton utiliser tous les types de tissus ? Il me semble que oui tant que les tissus du dessous et du dessus ont la même tenue et rigidité.

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Je pense vous présenter des motifs de matelassage, dites-moi si cela vous tente ^^

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